Vive le Chili

 

Bonjour les kids, j’espère que vous avez passé des bonnes vacances et que vous êtes très contents de retrouver le chemin de l’école…

Ce sera pour moi le dernier post car je vais bientôt quitter le bateau pour rentrer en France. C’est Baptiste qui prend le relais jusqu’à la fin. Je lui ai confié votre T-Shirt pour qu’il finisse son tour du monde en lui demandant aussi de l’emmener sur toutes les îles. Vous aurez, je pense, le seul T-Shirt au monde qui aura visité toutes ces îles sub antarctique. Je me ferai un plaisir de vous le ramener en mains propres et aussi de passer une journée avec vous pour vous raconter un peu tout ça. Alors à très vite dans le Jura. Et si vous avez envie de venir avec vos parents aux festival des Rendez vous de l’aventure http://www.rdv-aventure.fr à Lons le Saunier du 16 au 19 mars  prochain j’aurai le plaisir de vous rencontrer car je suis le parrain de cet événement.

Je voudrais juste avant de terminer vous montrer une nouvelle espèce d’albatros que l’on a vu à Diego Ramirez, la dernière étapes avant Punta Arenas. Diego Ramirez appartient au Chili et elle est très proche du fameux et non moins célèbre Cap Horn. Sur ces petites îles des milliers d’albatros viennent se reproduire. Il y a des sourcils noirs que vous connaissez maintenant et aussi des Albatros à tête grise. C’est de ceux là dont je vais vous parler.

Poids entre 2,8 et 4,6 kgs

Taille environ 80 cm

Envergure 220 cm

Il se nourrit de poissons, de céphalopodes (calmars par exemple) et de crustacés (krill, crevettes). Il peut aussi se nourrir de déchets de poissons rejetés en mer par les bateaux de pêche

Les albatros à tête grise ne commencent à se reproduire qu’à 7 ans au plus tôt. Ils vivent au moins pendant 36 ans. Cette espèce est monogame. Les couples ne se reproduisent que tous les deux ans en moyenne : lorsqu’un couple a élevé un petit avec succès, ils ne se reproduisent généralement pas l’année suivante. Le nid est bâti sur un socle de boue séchée, garni d’herbe. La ponte, qui a lieu vers la mi-octobre, ne comprend qu’un seul œuf. Le mâle assure presque toute l’incubation. L’éclosion a lieu pendant le mois de décembre. Il faut de 3 à 4 jours pour que l’oisillon parvienne à sortir de l’œuf.

Le petit sera gardé pendant environ trois semaines, généralement par le mâle, puis les deux parents le laisseront temporairement seul au nid pour partir en quête de nourriture.

L’oisillon ne prendra son envol qu’au mois de mai

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Maintenant place à Baptiste

 

Bonjour a tous !

Alors je me présente ! Je m’appel Baptiste et je suis le fils de Ben et un des pilotes de Zodiac!

Je prends le relai au niveau des posts car, malheureusement , Ben nous a quitté à Punta Arenas. Rassurez vous un autre guide de haute montagne (Guillaume) a pris sa place afin de nous  éviter toutes chutes malencontreuses dans une crevasse.

Premièrement je vais vous parler un peu des escales car elles sont très importantes pour les gens  qui passent beaucoup de temps en mer. Elles sont l’occasion de se « faire du bien » en mangeant les choses qui nous manques (frites, fromage, pain et bonbon pour ma part), en rencontrant d’autres personnes, d’autres cultures, sortir un peu du bateau. Nous en avons profité pour louer une voiture afin d’aller se promener dans un parc national magnifique pour faire une superbe randonnée a Torres del Paine (photo ci jointe) Ben a d’ailleurs ouvert une nouvelle voie dans ces tours quand il était jeune…

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Après quelques achats à Punta Arenas pour grignoter entre les repas sur le bateau (et oui les mamans ne sont pas avec nous !), nous voilà reparti depuis 2 jours à destination de la Géorgie du Sud (que nous devrions atteindre d’ici 1 ou 2 jours) première escale de ce troisième et dernier leg.

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Je vais au passage vous parlez de la préparation que demande ce genre d’évènement… En effet 2 jours avant le bateau commence à grouiller d’activité. Les gens qui partent à terre prépare leur tente, sac de couchage, le chef scientifique se met d’accord avec le capitaine afin de choisir le meilleur emplacement du mouillage (endroit ou le bateau jette l’ancre), met au point le planning scientifique entre les débarques, les chalutages (filets qui collectent le fond), les ctd etc…

Une des grosses étapes de cette préparation est la Biosécurité. Alors, qu’est ce que la biosécurité ? La biosécurité est une inspection de tout les vêtements et de tout l’équipement qui va se retrouver a terre. Le but de cette inspection est d’être certain que aucune graine, bactérie, insecte d’une autre île ne débarque avec nous. Pourquoi ? Il se trouve que les éco-systèmes dans ces iles sont très fragiles. Il est donc important de ne pas importer de nouvelles espèces afin de laisser intact l’environnement, sinon ces nouvelles espèces pourraient envahir et perturber cet équilibre très fragile. L’exemple des rats apporté par l’homme en Géorgie du Sud montre à quel point il est important de faire attention à la préservation de ces écosystèmes.

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Après ce rituel nous pouvons nous rendre sur les iles sans souci ! Il ne nous reste qu’a nous amuser !

Voila pour ce poste, j’espère qu’il vous plaira ! Je vous embrasse et à la prochaine !

Des questions merci de me les envoyer sur mon adresse ci-dessous

baptiste.bernard@ace-expedition.net

Petite interview sur la Géorgie du Sud en complément

En route vers la Georgie du Sud, le pays d’Inigo

Depuis son départ de Punta Arenas, l’expédition fait route vers la Georgie du Sud. C’est aujourd’hui qu’elle doit rejoindre cette bande de terre longue de 170 kilomètres, recouverte de montagnes et de glaciers. Or, parmi les chercheurs à bord, il s’en trouve un qui est un véritable expert de cet île: Inigo Everson, spécialiste en biologie marine, professeur honoraire à l’Environnemental science département de l’Université de l’East Anglia, en Grande-Bretagne.

Véritable puits de science, cet homme de bientôt 75 ans, personnage hors du commun et doté d’un humour redoutable, a foulé ce territoire britannique pour la première fois en 1964. Depuis, il est retourné dans la région près d’une vingtaine de fois. En cinquante ans, il aura passé environ 80 mois de sa vie en Antarctique, en grande partie sur cette île mais également sur le continent. L’un des bâtiments du centre de recherche basé en Georgie du Sud a d’ailleurs été baptisé à son nom.

– Inigo, qu’est-ce qui vous a amené sur cette île il y a cinquante ans?

A cette époque, il y avait de sérieux problème de surpêche dans la région. La Georgie du Sud, particulièrement riche en faune marine, était une cible évidente pour les pêcheurs. Il s’agissait donc d’établir une réglementation pour la gestion et l’exploitation de ces ressources. C’est dans ce but qu’a été fondée la «Commission for the conservancy of Antarctic marine living resources » (CCAMLR), pour laquel j’ai beaucoup travaillé. J’avais pour mission de lui fournir des informations biologiques et environnementales sur les populations d’animaux marins et leur distribution dans la région. A ce moment-là, les grandes baleines bleues étaient déjà en fort déclin. Anticipant le même sort pour les poissons, j’en ai alors fait mon principal objet de recherche, étudiant les différentes espèces locales, leur nombre, taille, taux de croissance, mode de reproduction. Maintenant, les règles sont établies et en général bien respectées.

– En quoi la Georgie du Sud est-elle, selon vous, une région particulièrement intéressante?

Demain, si vous vous asseyez sur le ponton du centre de recherche, vous comprendrez tout de suite (large sourire)! J’ai toujours été attiré par la beauté de ces paysages. Mais surtout, c’est un endroit idéal pour le type de recherche que j’ai mené, car il donne accès à un exemple complet et très représentatif de chaîne alimentaire, du phytoplancton aux baleines, en passant par le krill. J’ai d’ailleurs mené des études poussées sur la biologie de cet animal typique de la région antarctique. Car il est non seulemement à la base de la chaîne, mais représente la nourriture de base de très nombreuses espèces: poissons, manchots, oiseaux, phoques, cétacés. Mieux en comprendre le rôle, l’importance et son interaction avec le système écologique global de l’Antarctique reste l’une des questions scientifiques majeures à ce jour, et c’est aussi l’un des buts de cette expédition.

– Les problèmes de surpêche étant mieux régulés, quels sont aujourd’hui les menaces majeures pour ce type d’environnement?

Il est évident que le changement climatique affecte ces régions de manière significative et que les activités humaines exacerbent le problème.

– Vous qui avez connu la région dans les années 1960, en voyez vous les effets?

Oui, absolument!  Dans les années 1070, le British Antarctic Survey a lancé un programme visant à étudier l’un des glaciers de Georgie du Sud, le glacier Hodges, sur le long terme. Aujourd’hui, ce glacier n’existe tout simplement plus. D’autres ont drastiquement reculé. On peut maintenant facilement marcher sur des berges, où, autrefois, ils touchaient directement la mer.

– Qu’est-ce que cette expédition représente pour vous ? 

Elle montre les nouvelles sortes de recherches qui sont aujourd’hui possibles. Car nous pouvons maintenant, grâce à des outils et instruments extrêmement performants, non seulement échantillonner une gamme très vastes d’objets – organismes, particules, éléments biochimiques, etc. – mais également les analyser à des niveaux de détails encore jamais atteints. Ces progrès gigantesques permettent de mettre en lumière le rôle crucial que jouent, par exemple, des organismes tels que les bactéries et les virus dans l’équilibre environnemental global. C’est ce que démontrent plusieurs projets de cette expédition, et qui en fait l’une de ses particularités. Une autre est de rassembler un grand nombre de scientifiques de tous horizons, pour la plupart à l’aube de leur carrière. Or, les plus grands développements scientifiques naissent en général des interactions et échanges d’idées qui découlent de telles rencontres. Je souhaite en tout cas à tous ces jeunes chercheurs d’avoir autant de plaisir dans leur travail que j’en ai eu dans le mien.

Texte : Sarah Perrin

Photo : Sharif Mirshak

 

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2 réflexions sur « Vive le Chili »

  1. Bonjour tout le monde, Merci pour ces dernières infos sur l’albatros et les magnifiques photos. Ben nous te disons à bientôt!
    Baptiste, merci de prendre le relais, c’est super de pouvoir continuer à suivre votre périple.
    Chez nous c’est la tempête de neige depuis hier!
    La classe de CE2 du Centre

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    1. Bonjour les enfants j’espère que vous allez bien. Je suis de retour dans le Jura, c’est quand même une belle région. Je passe vous voir dès que Baptiste me ramène votre T-Shirt qui aura fait le tour du monde. Bonne journée à très vite Ben

      J'aime

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